La Fédération Française de la Randonnée Pédestre
La Fédération Française de Randonnée Pédestre c'est un demi-siècle de bénévolat, de vie associative et de complicité entre hommes, chemins et paysages.
Avant d'accéder au statut de Fédération Française de la Randonnée Pédestre, cette association s'appelait le Comité National des Sentiers de Grande Randonnée (CNSGR).
Né le 22 août 1947 sous l'impulsion de Jean Loiseau, du Touring Club de France, du Club Vosgien, du Club Alpin Français, et du Camping Club de France, le CNSGR avait pour ambition première de mettre en place un véritable réseau d'itinéraires balisés, s'appuyant sur un système d'auberges-refuges afin de faciliter la randonnée pédestre sur l'ensemble du territoire français.
Préserver les sentiers
Pour réussir, le CNSGR s'appuie sur des bénévoles qui acceptent de parcourir - et de redécouvrir - les chemins de France, de les entretenir et de les marquer avec les désormais célèbres bandes rouges et blanches, points de repère salvateurs de tout randonneur.
Ces chemins deviennent alors des GR® (sentiers de Grande Randonnée), ou des PR® (sentiers de Promenade et de Randonnée) quand ils sont marqués de jaune.
Les pionniers de la randonnée et les premiers GR®
Ces pratiquants férus de "la marche intelligente" se sont fixés d'emblée des objectifs ambitieux : parcourir, débroussailler, baliser, et entretenir des milliers de kilomètres de sentiers pédestres. Le premier GR® est inauguré en 1947. Il deviendra le GR®3, le GR® de la Loire et ne sera complètement achevé qu'en 1983. En 1948 s'amorce le GR®1, celui de la Région Parisienne. Il se terminera en 1956. Dans le même temps, le GR®5 et le prestigieux Tour du Mont-Blanc sont balisés et connaissent d'emblée une très forte fréquentation.
Le premier topo-guide
Toujours soucieux d'accompagner au mieux les randonneurs dans leur marche, le Comité National des Sentiers de Grande Randonnée édite dès 1955, son premier ouvrage.
Il est consacré au circuit du Tour du Mont-Blanc : le premier topo-guide est né.
Une vocation qui s'affirme
En 1969, le CNSGR reçoit l'agrément du Ministère de la Jeunesse et des Sports, au titre des activités de plein air et en 1971, il est reconnu d'utilité publique.
En 1978, le CNSGR devient la FFRP, la Fédération Française de la Randonnée Pédestre et reçoit l'agrément du Ministère de l'Environnement pour son rôle en matière de protection, de maintien des chemins et de sauvegarde de l'environnement naturel.
180 000 km de sentiers balisés et valorisés
L'engagement sera pleinement tenu.
Héritière du Comité National des Sentiers de Grande randonnée, la Fédération Française de la Randonnée Pédestre peut aujourd'hui s'enorgueillir d'avoir pleinement respecté la volonté de ces pionniers. 180 000 km de sentiers balisés sillonnent la France entière.
Tous les sentiers sont répertoriés et présentés dans les 250 topo-guides édités par la Fédération et diffusés en librairies et magasins de sport.
2 000 km de chemins ont été réhabilités en 1996, grâce au soutien de la Fondation d'entreprise Gaz de France.
L'action de la FFRP a permis de classer " Patrimoine Mondial " par l'UNESCO notamment les chemins de Saint-Jacques de Compostelle.
Plus active que jamais, la FFRP poursuit son action : elle ne se contente pas de baliser, d'entretenir et de préserver les chemins de France, elle assure également la représentation des randonneurs auprès des Pouvoirs Publics.
Elle fait entendre leur voix et collabore notamment avec les administrations concernées pour la mise en place des plans départementaux des itinéraires de promenade et de randonnée.
Pour la FFRP, défendre le patrimoine des sentiers de France et protéger l'environnement sont un même combat.
50 ans après sa création,
le but de la Fédération est toujours le même :
développer la randonnée pédestre en France,
tant pour sa pratique sportive que pour la découverte et la sauvegarde de l'environnement, le tourisme, les loisirs.